COUP D’ACCÉLÉRATEUR DU GOUVERNEMENT POUR LA RÉINSERTION DES EX-COMBATTANTS

Le Comité National de Démobilisation, de Désarmement et de Réintégration multiplie les démarches pour la mise sur pied du centre de Mémé.

 

Le coordonnateur du Cnddr, Fai Yengo Francis, en marge d’une visite de travail au poste de commandement du secteur numéro 1 de la force multinationale mixte à Mora, au centre de transit des ex-associés de Boko Haram de Méri et sur le site de construction du centre de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants de Mémé le 29 octobre 2020 avait fait une annonce forte : "le gouvernement camerounais vient de débloquer la somme d’un milliard de francs Cfa pour commencer les travaux de construction du centre de Mémé. Les travaux vont démarrer en fin janvier-début février 2021". Ce centre d’accueil et de réinsertion sociale des ex-associés de Boko Haram qui sera construit sur une superficie de 14 hectares octroyés par le lamidat de Mémé aura une capacité d’accueil de 1 000 pensionnaires. Ce centre comportera des écoles, des centres d’apprentissage de métiers, des espaces de jeux et loisirs, des lieux d’alphabétisation et de resocialisation…

En attendant la construction du centre d’accueil et de réinsertion de Mémé, les ex-combattants de Boko Haram sont casés sur deux sites. Le premier site est logé au poste de commandement du secteur numéro 1 de la force multinationale mixte à Mora où ils résident avant d’être transférés à Méri. A la date du 07 septembre 2021, l’on dénombre 1720 ex-combattants, nigérians comme camerounais. Une vingtaine d’entre eux ont déjà débuté les cours d’alphabétisation au niveau 1. Le reste mène diverses activités dans la ville de Méri en journée et reviennent dormir au camp à la tombée de la nuit. "Certains passent le temps à visionner où à faire quelques activités de tressage de chéchia au camp, d’autres jouent pendant que d’autres sont sortis pour se battre avec des activités champêtres ou au marché. Bref, chacun fait tout pour s’occuper en journée avant de revenir dormir au camp", confie André, un pensionnaire.

Des repentis de Boko Haram

Tous ces ex-associés de Boko Haram sont gardés par une équipe mixte composée de 10 militaires, 10 gendarmes et 10 policiers. Pour rappel, le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr) des ex-combattants de Boko Haram à l’Extrême-Nord et des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a été créé par décret présidentiel du 30 novembre 2018. C’est le 30 octobre 2017, que le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakary, s’est engagé le premier, en faveur de la promotion des défections des retournés et repentis de Boko Haram à la faveur des premières redditions, en s’inspirant des expériences des pays voisins.

En décembre 2017, les autorités ont décidé de transférer les retournés de Boko Haram au quartier général de la Force multinationale mixte (FMM) à Mora compte tenu de la menace qu’ils représentaient. Ensuite, un centre de transit leur a été ouvert à Méri. Ce site de cantonnement n’est ni une prison ni un centre de détention. Il s’agit d’un lieu de transition vers la réinsertion sociale des anciens membres Boko Haram avant leur transfèrement au centre de Mémé.

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